Daily Life, Un peu de tout

La bipolarité

Cela fait déjà un moment que j’avais envie de faire cet article, mais j’ai sans arrêt quelque chose qui me bloque. Je ne sais pas par où commencer, je ne sais pas si ça va servir à quelque chose que je mette des mots sur tout ça mais peut-être faut-il juste que je le fasse pour moi, tout simplement.

Voilà maintenant plusieurs mois que j’ai été diagnostiquée, en plus de mon TPL, bipolaire ou maniaco-dépressive pour ceux qui préfèrent.

Autant mon trouble borderline, je l’avais bien accepté et j’éprouve moins de difficultés à en parler, autant la bipolarité, je dois avouer que je le vis mal. D’une part car c’est une maladie et non un trouble et d’autre part car le traitement est plus lourd et a donc plus de conséquences..

Bipolar disorder background concept

Le trouble bipolaire, c’est quoi?

Pour faire simple et « vulgariser » la chose, la bipolarité c’est l’alternance d’humeur entre une phase maniaque ou hypomaniaque et une période de dépression sévère.

La manie :

On ressent une énergie débordante, une hyperactivité, on veut tout faire, tout entreprendre, on fait preuve d’une hyper-sociabilité ainsi qu’une grande estime de soi et un ego surdimensionné, on aimerait parler de tout avec tout le monde et souvent ça s’accompagne d’un grand débit de la parole. Le bipolaire en période maniaque est euphorique et tellement joyeux. A ça s’ajoute une hypersexualité, des dépenses financières excessives, des comportements dangereux pour soi et les autres, etc..

Durant cette période, la réalité est altérée par un sentiment de toute-puissance que l’on ressent, d’ailleurs lors d’une discussion de groupe, on peut remarquer que le bipolaire peut facilement être distrait et peut également avoir du mal à se focaliser et se concentrer sur une seule et même chose..

La dépression :

Pendant ce stade, on est d’une humeur dépressive, on parle d’ailleurs de dépression modérée à sévère pour le bipolaire. On a une vision très négative de soi-même principalement, et beaucoup de ses symptômes sont contraires à la phase maniaque. On souffre d’hypersomnie, on s’isole et on ne voudra voir personne, on pleure beaucoup sans trop vraiment savoir pourquoi et sera très mélancolique sur les choses passée.. Bien souvent déjà d’une nature triste, les malades sont également très sujet au suicide et auto-mutilation, vouloir se faire du mal pour faire sortir cette souffrance intérieure qu’on n’arrive plus à accepter. Moral en berne et vision peu valorisante pour son avenir, on se demande ce qu’il se passerait si l’on n’était plus là..

Il faut savoir qu’il y a plusieurs types de bipolarité mais on croise le plus souvent le :

Type 1 :

Il y a une alternance entre les phases maniaques et les phases dépressives, c’est la forme la plus courante de la maladie. Il y a entre ces 2 passages, un court épisode sans manie ni dépression.

Type 2 :

Il y a également une alternance entre les phases dépressives et maniaque, mais ces dernières sont moins prononcées, on parle alors d’hypomanie et donc d’épisode hypomaniaque qui est beaucoup plus faible en intensité et est donc presque impossible à distinguer sans l’épisode dépressif.

La cause

Plusieurs pistes peuvent être suivies, on parle souvent d’hérédité, d’un déséquilibre des hormones mais aussi d’un dysfonctionnement des neurotransmetteurs, tout comme une trop grosse exposition au stress ou un traumatisme.

On ne sait pas encore exactement d’où cela peut provenir mais surtout cela varie d’un patient à l’autre, mais la cause chimique revient le plus souvent.

Le traitement

Il faut savoir, qu’une personne bipolaire devra avoir un traitement et un suivi psychologique à vie bien souvent.

On prescrit la plupart du temps un stabilisateur de l’humeur, des antidépresseurs et des antipsychotiques. A ça il faut aussi veiller à avoir un mode de vie sain, en ayant 8h de sommeil, mangeant sainement et en évitant le stress au maximum.

Mon ressenti après 6 mois de traitement antipsychotique et antidépresseurs

Je souffre du type 2 à savoir plus d’épisodes dépressifs et des épisodes d’hypomanie moins intense.

On m’avait dit qu’il fallait attendre ce délai pour voir une amélioration, alors certes je vois la différence. Je me sens moins mélancolique, je pleure et me morfonds moins, j’ai moins de pensées morbides et à contrario, j’ai moins de phase maniaque, moins d’euphorie, moins de projets et de projections futures impossibles. Mais par contre le traitement m’a fait prendre du poids, je suis à 10kg en plus en 6 mois et ça c’est très dur à vivre par contre, sans compter le manque de libido et le manque d’émotions.

Je suis un peu comme un robot, mais un robot « normal« , est-ce ça le prix à payer pour être mieux dans sa peau?

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